Edito de l’association

EDITO 3ème trimestre 2025

Qu’attendre de ce trimestre sans pouvoir récupérer la clientèle des investisseurs privés qui a déserté notre marché depuis la fin du dispositif PINEL ? Une clientèle de propriétaires occupants ou même primo-accédants avec la reprise du PTZ en avril cette année et quid des abandons d’opérations ? C’est ce que nous allons voir ce trimestre.

Sur la région de Chartres

Un marché de 70 ventes nettes, bien soutenu par un pourcentage élevé de ventes à occupants (79% soit 55 logements).

Au vu de ces chiffres, le volume de mises en vente est cohérent avec 73 unités, stabilisant l’offre commerciale à 360 lots, ce qui ramène le taux d’écoulement à 16 mois  en prenant la moyenne des ventes sur 2025 ; bien plus confortable que ce que nous avons connu en début d’année avec des marchés à plus de 40 mois !

Sur la région d’Orléans

Apres un 2ème trimestre avec plus de désistements que de réservations, soit un solde négatif de 36 lots, sans compter 148 logements retirés de la commercialisation au «détail », ce 3ème trimestre relève un peu la tête avec 20 ventes nettes, mais toujours 70 lots retirés.

Sur la base du même calcul que Chartres, et avec une offre commerciale à 575 unités, on obtient un chiffre sidérant de plus de 80 mois, contre 47 mois en début d’année, valeur déjà hors norme ; ce qui risque bien entendu de se matérialiser par une explosion du stock dur ou encore des retraits massifs.

Sur la Région de Tours

Contrairement aux deux autres marchés, ce marché garde un certain souffle avec 120 ventes nettes et seulement 1 lot retiré.

Ce dynamisme s’explique par le fait que les investisseurs restent encore présents depuis le début d’année avec encore 37% ce trimestre, mais aussi plus de 40% depuis le début d’année. C’est un vrai marqueur par rapport aux deux autres territoires précédemment évoqués.

L’offre commerciale atteint 723 lots, soit 18 mois d’écoulement, toujours au rythme du dernier trimestre. Cette dernière a par ailleurs chuté de 90 logements versus le 2ème trimestre 2025, du fait du très faible nombre de mises en vente (30 unités).

En conclusion

Il se dit « jamais deux sans trois », mais cela ne se vérifie pas pour nos chiffres du logement pour lesquels le marché d’Orléans présente des indicateurs bien plus préoccupants que Chartres et Tours, en particulier dans le ratio offre commerciale et taux d’écoulement.

Par ailleurs, la perte des investisseurs privés continue de fortement impacter nos marchés, même si là encore Tours conserve une proportion un peu plus favorable que Chartres et Orléans.

Tant que ces investisseurs ne reviendront pas, en plus de l’impact bien entendu sur les parcours résidentiels et sur la tension du marché locatif, notre métier même sur nos territoires est grandement menacé, l’occupant ayant le choix entre l’immobilier ancien bien moins cher, et la maison individuelle, « rêve » de 80% de la population.